Adénocarcinome : définition, localisations et compte rendu
Un adénocarcinome est un cancer développé à partir de cellules glandulaires, du revêtement d’une glande ou d’une muqueuse. Ce terme décrit un type histologique, c’est-à-dire l’aspect et l’origine des cellules observées au microscope.
Le mot « adénocarcinome » ne suffit pas à connaître l’organe concerné, le stade, le pronostic ou le traitement. Ces éléments dépendent notamment de la localisation et des caractéristiques décrites dans le compte rendu anatomopathologique.
Voici les principales distinctions à connaître, avec un exemple chiffré limité aux cancers du sein. Cet article aide à comprendre un résultat, mais ne remplace pas l’explication personnalisée de l’équipe soignante.
Qu’est-ce qu’un adénocarcinome ?
Selon l’Institut national du cancer, un adénocarcinome est un cancer qui se développe à partir de cellules d’une glande, de son revêtement ou d’une muqueuse. Le terme décrit donc la nature des cellules cancéreuses, et non leur étendue dans l’organisme.
Des adénocarcinomes peuvent notamment être observés au niveau du sein, de la thyroïde, de la prostate, de l’estomac ou du côlon. Un même mot peut ainsi désigner des maladies différentes selon l’organe concerné.
La mention « adénocarcinome » ne correspond ni à un stade ni à une localisation précise. Elle ne permet pas, à elle seule, de déduire un pronostic ou un traitement.
Carcinome, adénocarcinome, adénome : quelles différences ?
Ces trois termes ne sont pas synonymes :
- Un carcinome est un cancer d’origine épithéliale, c’est-à-dire issu de cellules qui recouvrent une surface ou constituent le revêtement d’un organe.
- Un adénocarcinome est un carcinome présentant une différenciation glandulaire. Il se développe à partir de cellules ayant des caractéristiques glandulaires ou muqueuses.
- Un adénome est une tumeur glandulaire généralement bénigne. La nature exacte d’une lésion doit toutefois être établie dans le contexte du prélèvement et qualifiée par l’anatomopathologiste.
La proximité des mots peut prêter à confusion. La terminaison « -ome » d’adénome ne signifie pas qu’il s’agit d’un adénocarcinome, et la présence du mot « carcinome » ne renseigne pas à elle seule sur le stade.
Quels organes sont concernés ?
L’Institut national du cancer cite notamment le sein, la thyroïde, la prostate, l’ovaire, l’estomac et le côlon parmi les organes pouvant être concernés par un adénocarcinome.
Ces localisations ne doivent pas être regroupées comme s’il s’agissait d’une seule maladie. L’organe atteint, le type de prélèvement et les caractéristiques des cellules orientent l’interprétation du compte rendu. Il n’existe donc pas de pronostic général valable pour tous les adénocarcinomes.
Quel pourcentage des cancers du sein sont des adénocarcinomes ?
Dans les informations publiées par l’Institut national du cancer sur les cancers du sein, environ 95 % des cancers du sein sont des adénocarcinomes.
Ce chiffre concerne exclusivement les cancers du sein. Il ne représente pas la proportion d’adénocarcinomes parmi l’ensemble des cancers et ne peut pas être transposé à la thyroïde, à la prostate, à l’estomac, au côlon ou à un autre organe.
La valeur doit donc toujours être lue avec son périmètre : 95 % = cancers du sein concernés par cette donnée. Elle ne permet pas, à elle seule, de préciser le stade, le pronostic ou le traitement d’une personne.
Que signifient in situ et infiltrant ?
Dans le sein, la distinction entre in situ et infiltrant décrit la manière dont les cellules se situent par rapport à la membrane basale.
- In situ : les cellules restent dans les canaux ou les lobules et ne franchissent pas la membrane basale.
- Infiltrant : les cellules ont franchi cette membrane et envahissent les tissus voisins.
Ces termes doivent être interprétés dans le contexte du sein tel qu’il est décrit par l’Institut national du cancer. Leur compréhension ne doit pas être généralisée automatiquement à tous les organes ni utilisée seule pour déduire un pronostic.
Comment lire un compte rendu anatomopathologique ?
Un compte rendu anatomopathologique analyse un prélèvement au microscope. Pour le comprendre, il est utile de repérer plusieurs informations, lorsqu’elles sont mentionnées :
- l’organe concerné et la nature du prélèvement ;
- le type histologique, par exemple adénocarcinome ;
- le grade éventuel ;
- la taille décrite dans le prélèvement ou la pièce analysée ;
- l’état des marges ;
- la présence ou non de ganglions analysés ;
- les biomarqueurs recherchés selon la maladie.
Le terme « grade » renvoie à une caractéristique décrite par l’analyse anatomopathologique lorsqu’elle est évaluée. Les marges, les ganglions et les biomarqueurs répondent à d’autres questions. Ils ne doivent pas être confondus avec le type histologique.
Le stade TNM et le pronostic nécessitent des données spécifiques qui ne figurent pas nécessairement dans un seul passage du compte rendu. Une explication de l’équipe soignante peut être nécessaire pour relier les différents résultats à la situation concernée.
Pour mieux comprendre un résultat de biopsie, le compte rendu complet est plus utile qu’un mot isolé : résultat de biopsie.
Quels traitements et quel pronostic ?
Les traitements et le pronostic d’un adénocarcinome dépendent de plusieurs éléments, notamment de l’organe concerné, du stade, des caractéristiques biologiques de la maladie et de l’état de santé général.
Il n’existe donc pas de protocole unique ni de survie moyenne valable pour tous les adénocarcinomes. Un adénocarcinome du sein ne se déduit pas d’un adénocarcinome de l’estomac, de la prostate ou du côlon.
Le mot présent sur le compte rendu ne suffit pas à choisir une prise en charge. L’interprétation repose sur l’ensemble des résultats disponibles et sur le contexte médical individuel.
FAQ sur le sujet
Quelle est la différence avec les notions proches ?
Le carcinome désigne un cancer d’origine épithéliale, tandis que l’adénocarcinome est un carcinome présentant une différenciation glandulaire. L’adénome est généralement une tumeur glandulaire bénigne. Ces termes ne peuvent donc pas être employés comme des synonymes.
Quelles informations faut-il vérifier sur l’étiquette, la notice ou le compte rendu ?
Pour un compte rendu anatomopathologique, il faut surtout repérer l’organe, le type de prélèvement, le type histologique, le grade éventuel, la taille, les marges, les ganglions et les biomarqueurs lorsqu’ils sont indiqués. Une étiquette ou une notice ne permet pas de conclure sur un adénocarcinome sans contexte médical et résultat anatomopathologique.
Quand une vérification supplémentaire est-elle indispensable ?
Une explication supplémentaire est nécessaire lorsque le nom de la lésion est incertain, que le compte rendu comporte plusieurs termes techniques ou que les informations disponibles ne précisent pas l’organe, le stade ou les caractéristiques biologiques. Il ne faut pas conclure à partir d’un mot isolé.
Ce qu’il faut retenir
L’adénocarcinome est un type histologique de cancer développé à partir de cellules glandulaires, d’un revêtement ou d’une muqueuse. Il peut concerner plusieurs organes et ne définit ni un stade ni un pronostic. Dans le sein, l’Institut national du cancer indique qu’environ 95 % des cancers sont des adénocarcinomes, mais cette proportion ne s’applique pas à tous les cancers. Pour comprendre un résultat, il est préférable de lire l’ensemble du compte rendu et de demander à l’équipe soignante l’explication des termes qui restent obscurs.